En France, les inégalités de genre en mathématiques émergent dès le primaire et freinent l’accès des filles aux carrières scientifiques.
Le parcours « Biais, résister pour agir » sensibilise les collégien·nes aux biais cognitifs pour lutter contre les stéréotypes et les discriminations.

En France, moins d’un tiers des chercheur·euses et seulement un quart des ingénieur·es sont des femmes. Cette sous-représentation reflète des inégalités et des stéréotypes qui jalonnent le parcours scolaire des filles dès le plus jeune âge. Une étude publiée dans Nature, fondée sur les données de 3 millions d’enfants scolarisés en France entre 2018 et 2022, montre qu’à l’entrée au CP, filles et garçons ont en moyenne le même niveau en mathématiques.
Pourtant, un écart apparaît dès les premiers mois de scolarité et se creuse rapidement. Face à ce constat, le ministère de l’Éducation nationale a lancé en mai 2025 le plan « Filles et Maths » pour réduire ces inégalités et favoriser l’accès des filles aux carrières scientifiques.
C’est dans ce contexte que s’inscrit le parcours Biais, résister pour agir, porté par la Fédération de Paris de la Ligue de l’enseignement. En cohérence avec les recommandations de l’Institut Robert Debré du Cerveau de l’Enfant, qui souligne l’importance de développer des approches innovantes pour réduire les biais culturels et implicites, ce projet propose quatre ateliers de deux heures pour sensibiliser les élèves aux biais cognitifs et à leur rôle dans les mécanismes discriminatoires, notamment de genre. Les élèves découvrent les deux systèmes de pensée, comprennent comment les biais alimentent les stéréotypes, puis mènent une véritable enquête scientifique sur le biais de genre au sein de leur établissement, accompagnés par une chercheuse.
Ce parcours s’intègre pleinement dans notre démarche de développement des connaissances des élèves en sciences cognitives. En transformant leur regard sur leurs capacités, notamment celui des filles, notre fédération participe à la lutte contre les inégalités, les discriminations, et encourage l’émancipation de tou·tes dès le plus jeune âge.


Élèves de cycle 4 (collège, classes de 4ᵉ, 3ᵉ)
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