Dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, le Conseil municipal des ados, animé par notre Fédération, permet à des collégien·nes de s’engager concrètement dans la vie citoyenne et de faire entendre leur voix sur les enjeux qui les concernent. Lors d’une récente séance consacrée à la prévention du harcèlement scolaire, ces jeunes élu·es ont échangé, débattu et formulé des propositions pour agir collectivement contre ce phénomène.
Favoriser l’engagement citoyen
Depuis septembre, notre Fédération anime et pilote le Conseil des ados du 20ᵉ arrondissement, une instance participative portée par la Mairie du 20ᵉ arrondissement.
Ce dispositif permet à 26 élèves de 5ᵉ, issu·es de 7 collèges de l’arrondissement, de s’exprimer sur les enjeux de leur quotidien, de proposer des améliorations pour leur cadre de vie et de découvrir le fonctionnement des institutions citoyennes.
Après avoir été sensibilisé·es à plusieurs thématiques — notamment les droits de l’enfant ou l’écologie — lors des dernières séances, les jeunes ont choisi, en février, d’aborder un enjeu majeur de citoyenneté : la prévention du harcèlement scolaire.
Prévenir le harcèlement scolaire avec Vivre ensemble – Fri for mobberi
Lors de cette séance, notre Fédération a pu mettre à profit son expertise grâce à l’intervention de l’équipe Vivre ensemble – Fri for mobberi, qui se consacre depuis quatre ans à la prévention du harcèlement scolaire. À travers un débat mouvant, les élèves ont été invité·es à discuter des mécanismes du harcèlement, à réfléchir aux réponses existantes et à identifier les leviers d’action possibles.
Ce temps d’échange leur a surtout permis de prendre pleinement conscience d’un élément central : la prévention est essentielle, et c’est lorsqu’elle s’adresse à tou·tes qu’elle est réellement efficace.
Au cours des discussions, les adolescent·es ont également fait part de leur connaissance des dispositifs existants, notamment du programme pHARe. Ils et elles ont toutefois montré une compréhension fine de leurs limites lorsqu’ils ne s’accompagnent pas d’un travail de fond. Les jeunes ont exprimé, avec des mots simples et directs, la nécessité d’une prévention à grande échelle, impliquant non seulement les élèves, mais aussi les professionnel·les qui les entourent — enseignant·es, personnels éducatifs, animateur·trices — ainsi que les parents.
Des propositions concrètes formulées lors du Conseil municipal des ados
Ce temps de sensibilisation a été suivi d’une séance plénière du Conseil municipal des ados.
Fort·es de leur compréhension du phénomène et des échanges menés en amont, les participant·es y ont formulé des propositions concrètes auprès d’Éric Pliez et de ses adjointes : Florence Herrero (éducation populaire à la citoyenneté et transition écologique), Annie Gafforelli (démocratie locale et participation citoyenne) et Anne Baudonne (affaires scolaires et réussite éducative).
Ces échanges ont mis en lumière la maturité des analyses portées par les collégien·nes et leur appel à une prévention globale, associant établissements scolaires, professionnel·les et familles.





