Charlène Jouanneau, chargée de projet Recherche à l’association BLOOM, a rencontré les enfants de l’école parisienne Victoire lors d’un atelier périscolaire.

Présentez-nous votre association…

L’association BLOOM est une petite ONG de 8 personnes qui lutte pour préserver l’océan et les humains qui en dépendent. Notre objectif est de rendre le secteur de la pêche viable à long terme sur les plans social et environnemental. Nous avons longuement étudié puis fait campagne contre le chalutage en eaux profondes, une pratique de pêche industrielle qui provoque d’immenses dégâts sur les écosystèmes, ne doit sa survie qu’aux subventions publiques et ne produit que très peu d’emplois.

Pour cela, nous faisons des plaidoyers auprès des décideurs et nous sensibilisons les citoyens et les entreprises, comme les enseignes de grande distribution. Nous menons un important travail de recherche scientifique pour donner du poids à notre vision d’un modèle alternatif de pêche.

Quel est votre rôle dans l’association ?

Je suis chargée de projet et fait de la recherche, notamment sur la pêche au thon tropical en Europe. Ce secteur alimente le marché de la conserve dont les implications environnementales et sociales sont loin d’être connues des Français.

Je réalise en ce moment un travail sur les éco-labels de produits de la mer, notamment en consultant leurs cahiers des charges pour vérifier s’ils permettent bien aux consommateurs d’identifier des produits issus de la pêche durable ou s’ils sont surtout un atout marketing !

Intervenez-vous souvent auprès des enfants ?

Entre 2011 et 2013, en collaboration avec Les Atomes Crochus et Synlab, nous avons lancé « Poulpe fiction », un concours pour le public scolaire sur les océans profonds.

Nous collaborons aussi avec les créateurs de spectacles pour enfants : « Les dernières nouvelles de la mer » et « Les symphonies subaquatiques ». Récemment, nous avons travaillé aux côtés de Faustine Brunet, auteure du livre jeunesse « Les poissons ont disparu ? »

Comment les enfants de l’atelier pourront aider l’association BLOOM ?

Les enfants ont exprimé le souhait de faire de la sensibilisation en créant des affiches ou des tracts. Nous pourrons les aiguiller afin qu’ils puissent transmettre ces documents à nos décideurs.

A vos yeux, les enfants peuvent-ils s’engager pour améliorer le monde ?

Oui, tout à fait. Ils développent une conscience écologique très jeunes, ce qui donne beaucoup d’espoir pour l’avenir du monde. Il n’y a pas d’âge pour agir !