Cette année, nombreuses sont les classes et les ateliers périscolaires ayant choisi la thématique de la protection de l’environnement. Venez découvrir l’une des associations fidèles au dispositif de L’Ecole de la Philanthropie : l’association Organe de Sauvetage Ecologique

Rencontre avec Estelle Grenon et Denis Moulin de l’association OSE :

Pourriez-vous nous présenter votre association en quelques mots ?

  1. E. Grenon: OSE c’est en même temps l’invitation à « oser » agir pour la planète et signifie « Organe de sauvetage écologique ». C’est une association qui propose des actions de nettoyage de coins de nature, souvent sur les berges des cours d’eau, les dimanches matin en Ile de France, Auvergne et dans le Var. Elle fait se rencontrer des personnes d’horizons variées pour du ramassage de déchets mais aussi de la sensibilisation à la lutte contre la pollution.

En quoi l’éducation à la protection de l’environnement vous parait importante ?

  1. E. Grenon: Elle est essentielle pour éveiller les consciences dès tout petit au fait qu’on est une partie de l’environnement. Que prendre soin de l’environnement c’est prendre soin de l’homme, de la nature, de l’homme dans la nature. Que tout est lié. Les enfants sentent par nature un amour pour les animaux, pour les plantes alors à nous d’éduquer leur regard d’émerveillement pour qu’ils en prennent soin. C’est très beau de voir comme ils sont réceptifs aux messages de protection de la planète, aux expériences en prise avec les déchets. Ils sont assoiffés d’être les héros de ce monde à protéger.

Avez-vous été surpris par la réaction de certains élèves dans le cadre du projet ?

  1. E. Grenon: Oui agréablement surpris. Surpris de leur enthousiasme lors des opérations de nettoyage, surpris de leur curiosité, de leur connaissance sur l’écologie. On a été épaté par leur implication, leur créativité. Nous, avec Ose on est habitué à nettoyer des coins souillés, salis, mais on est toujours épaté quand des enfants ne sont pas rebutés par les déchets et courent pour les retirer de la nature, du trottoir près de leur école. Quand ils créent une chanson pour inviter leurs copains à ne pas jeter de papier dans la rue. Quand ils s’entraident, se sentent concernés, nourrissent leur sentiment de révolte et ont eu plein d’idées pour protéger la terre.
  2. D. Moulin: Il m’est arrivé d’être très surpris par la vivacité de certains enfants lors de nos interventions. On avait affaire à de vrais petits écolos en herbe… Nous fûmes étonnés, avec mes collègues, du nombre de questions posées par ces enfants au sujet de l’environnement. L’enthousiasme qu’ils ont mis à collecter les déchets dans leur quartier fut aussi surprenant…Ils n’étaient pas du  tout rebutés par le fait de ramasser tout cela… Oui de bien belles surprises quant à leurs réactions nous furent ainsi offertes…

D’après vous, est-ce que les enfants que vous avez rencontrés dans le cadre du projet ont appris à être plus respectueux de l’environnement ?

  1. E. Grenon: Oui certainement. Déjà ils ont vu autour d’eux tous les déchets qu’ils pouvaient ramasser. Ils ont pris l’engagement de ne pas les jeter hors des poubelles. Ils ont appris en agissant que chacun pouvait faire sa part. Ils ont appris que la nature avait besoin d’eux comme ils ont besoin de la nature pour vivre. C’était très fort. Ce sont les citoyens engagés de demain!
  2. D. Moulin: Je pense que les enfants grâce à ces actions de sensibilisation et de ramassage des déchets verront leur univers désormais sous un autre angle… Nous fûmes ainsi ravis, à la fin d’une action, de voir les enfants arpenter la rue en scandant « Ne jetez plus vos déchets »… De toute façon, ils auront pu se rendre compte comme la planète et leur univers sont menacés par les déchets…Ils nous parlaient souvent des mammifères marins mourants à cause de plastique ingurgité…A cet âge, de dix à douze ans, on retient ces choses-là et cela marque pour les années à venir je pense…Bref, continuons à sensibiliser le plus possible d’enfants…